Ultras Girls Ultras Libere

 Photo exhibitionUltras Girls Ultras Libere
Espace Beaurepaire
  Event date > from: 10/09/2019 to: 22/09/2019. Opening hours 1:00-8:00 pm

Winners during an away day trip

Les femmes dans les groupes ultras en Afrique du nord et en Asie.

Chapitre 1  : des femmes dans le groupe Winners, Casablanca, Maroc. La ruse et la liberté. Ultras Girls, Ultras Libere est un extrait de We need no education, un portrait de la jeunesse d’Afrique du nord engagée dans les pratiques Ultras.

Les Winners de Casablanca, nés en 2005, l’un des groupes majeurs de la scène Ultras africaine, ont éloigné les femmes « ultras-actives » de leur groupe en 2012 en raison de « problèmes » jamais parfaitement identifiés ni définis : « problèmes » dans les virages, « problèmes » qui déclenchent des bagarres, toutes situations qui se référent en général aux clichés des représentations masculines dans la vie en dehors du stade.

M., Ultras Girl in Casablanca, © Giovanni Ambrosio

Les femmes ont alors accepté la décision du groupe par un comportement éminemment paradoxal, en associant des valeurs antagonistes : d’une part, le respect de la décision collective tenu en haute estime chez les ultras, tout en se privant, d’autre part, de la liberté individuelle d’être ultras, l’autre sommet de l’art et la manière d’être ultras.

A. Ultras Girl, Winners, Casablanca

Face à la foule masculine intégralement engagée dans l’adhésion à l’orthodoxie banale – virile, identitaire, religieuse, ultras – les femmes ont individuellement choisi la ruse : une tenue-camouflage destinée à banaliser les traits féminins et un positionnement en marge dans le virage (la partie du stade, par définition, dans laquelle les groupes Ultras assistent aux matchs de football). Sans rien perdre de l’inexprimable passion pour son équipe. Au contraire.