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Où sont passés nos rêves ?

© Bernard Descamps, Islande, 2015.

Exposition ouverte du 05 mai au 23 juillet 2017 à la galerie le lieu à Lorient.
Entrée libre, ouvert à tous. Accès aux personnes à mobilité réduite.
Plus d’infos…

Le titre de cette exposition est une interrogation qui n’amène aucune réponse mais permet de suivre un fil dans ce labyrinthe que construisent peu à peu les choses vues, les instants et les lieux piégés ou révélés par la photographie de Bernard Descamps.

Choisir ce titre, c’est à la fois marquer une étape, poser un regard sur le travail passé à un moment de l’existence où l’on sent que les perspectives se referment progressivement, dans un monde où les rêves ne sont plus pris pour argent comptant. C’est aussi reconnaître et mettre en avant la qualité « rêveuse » d’un regard, poser le caractère à la fois idéaliste et incertain de cette curieuse pratique, la photographie, qui ne capte que des ombres, des instants qui seraient insignifiants sans les liens infinis que nous tissons entre ce que nous montre une image et nos propres souvenirs.

© Bernard Descamps. Pygmée Aka en Centreafrique, 1996.

Bernard Descamps a fait de nombreux voyages, mais sa photographie, s’appliquant a donner une image à ces voyages et à ces rencontres, est toujours un peu tournée vers le ciel, l’eau, les lointains, et les personnages qui l’habitent semblent parfois flotter dans l’espace d’un rêve. C’est avant tout une photographie du voyage intérieur, jouant en virtuose des possibilités du cadre et de l’abstraction du noir et blanc.
S’agissant de caractériser la photographie de Bernard Descamps, on pourrait parler de « ligne claire ». Le monde s’y ordonne dans une forme simple en apparence, mais où l’évidence et le mystère s’équilibrent.
Cette photographie de la simplicité, proche de l’abstraction, était déjà le sujet d’une de ses séries les plus anciennes, « Sahara », dans laquelle la lumière découpait les formes élégantes des dunes et de leurs ombres. Elle est aussi celle de ses nombreuses images de neige, dont la blancheur raréfie les lignes du paysage. Et elle trouve peut-être son aboutissement dans une magnifique série réalisée au fil des années, images de figures minimalistes dessinées par des vols d’oiseaux.
Quel espace plus éternellement rêveur que le ciel pour tenter d’apporter une réponse à la question posée ?
(Didier Brousse, Directeur de la galerie camera obscura, Paris).


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